La Préparation (épisode III)

Publié le par gu-bragh-stories.over-blog.com

Nous voici de retour un mois plus tard à l'occasion du pont du 14 juillet, au programme sont prévu la récupération de la nouvelle GV, le passage de sa drisse, de celle du spi et mise en place du génois (sur enrouleur), nous avons également prévu la visite d'un ami voileux Olivier pour la journée de dimanche. Nous sommes ravis de cette visite et prévoyons donc de passer une bonne journée en sa compagnie, de plus nous pensons qu'il pourra nous aider avec notre souci de drisse. 

Pour l'accueillir comme il se doit, nous décidons de faire un barbecue oui oui vous avez bien lu, nous faisons du barbecue sur le bateau, comment ? Avec un Cobb (voir ici link)c'est super pratique.

Pendant que Florin rince sur la cale le moteur hors bord de l'annexe qui à fait un petit séjour dans la mer, je m'occupe de la popotte barbeck compris. Notre ami arrive donc au bateau dimanche midi où l'attendent brochettes grillées et pommes de terre sautées accompagnées de cidre frais. Vaut mieux régaler les papilles de son invité si on veux lui demander de bosser après non ?

Olivier est vraiment un charmant garçon le déjeuné avalé il est le premier à dire :"bon on y va s'occuper de cette drisse de GV ?"

Et c'est parti, j'enfile le baudrier et vas-y ma poule ! La poule s'est remise au vélo les semaines précédentes pour se refaire un peu les cuisses et ça paye ! Car malgré le bout caoutchouté de mes tennis qui ne facilite pas le passage dans les boucles (marches), je grimpe vite fait en haut, sans être essoufflée ni de tremblotte dans les jambes. Je suis tellement bien que je lâche même le mât dont j'étais si éprise à la première ascension et fais des photos du panorama.DSC01944.JPG DSC01945.JPG DSC01953 IMGP5821.JPG 

Puis j'envoie la drisse de pavillon, qui servira de guide, avec les petits plombs fixés à son extrémité, par la tête de mât, ça descend bien mais en bas ils ont beau s'escrimer, ils n'arrivent pas à la choper.

Nous comprenons la difficulté en constatant que le mât est plein de polystyrène (pratique si par malheur il tombait à la mer, il flotterait au lieu de couler) et puis après bien une grosse demie heure d'essai (Olivier est patient) le miracle arrive  on tient le guide alléluia !!! On y fixe la drisse que je récupère, en tirant dééééélicatement sur le guide, et de une.

M'étant aperçu de l'existence d'une petite poulie en tête de mât j'en profite pour y passer ma drisse de pavillon.

Puis on s'attaque au changement de la drisse de génois et là boudiou de boudiou la jonction, faite par mes soins, entre l'ancienne et la nouvelle drisse lâche en sortant du mât "crogneugneu". Rebelotte faut remonter la haut. Olivier se propose (ça le tente d'essayer cette échelle de mât en sangle et ça lui semblait facile à me voir faire), je l'encourage à faire des pauses car il est plus corpulent que moi, et comme moi un vrai sédentaire.

Bref il grimpe utilise la drisse de pavillon déjà prête à l'emploi et c'est moi qui m'essaye à la choper en bas, c'est plus commode d'accès mais bon le polystyrène ne facilite pas la tâche.

Alors que je pense l'avoir attraper (la drisse), Olivier décide de redescendre, je m'apprête à lui demander s'il a bien pensé à sortir la drisse de pavillon de la tite poulie quand, la batterie de mon talkie  me lâche, le temps de changer la pile Olivier est en bas, je lui pose la question et là il se tape le front en disant :"oh le c..." Je comprends qu'une nouvelle ascension m'attends, pas grave ça m'amuse même, je change de chaussures et grimpe de plus belle. Bon en bas on tiens le guide sur lequel on a attaché la drisse, mais en haut c'est le gros caca le guide est passé sous la poulie et donc la drisse est coincêche elle est sortie d'à peine quelques centimètres. Je bricole très délicatement tel un chirurgien sur un oeil, il faut que j'attache au bout de ma drisse, mon guide en faisant une épissure avec du scotch afin de la faire redescendre et tout en le tenant (mon guide)d'une main, avec l'autre à l'aide d'un fil de fer, je dois l'attraper  par dessus la poulie. Bon bah je vous promet que lorsque l'on ne s'appelle pas Shiva, c'est coton, en l'air sans appui, juste retenu par le baudrier lequel me coupe la circulation dans une jambe, (les fourmis c'est pour corser l'action, je m'en serais bien passées). Bref je finis par parvenir à mes fins et la drisse de génois est passée. 

Bon bah on va pouvoir mettre les voiles en place et une GV envoyée, crogneugneu les coulisseaux au niveau des lattes renforcées n'ont pas la bonne taille (ils sortent), ce n'est pas grave on la rapportera chez le voilier demain lundi, en attendant on l'admire notre GV. DSC01957.JPG DSC01958.JPG

Puis pour finir nous mettons en place le génois sur son enrouleur on s'aperçois qu'il est mis à l'envers, ce qui fait que lorsque qu'il est enroulé la bande anti UV est masquée (c'est balo). On laisse comme ça pour aujourd'hui et allons diner, Olivier devant repartir après diner pour Nantes.


Publié dans la préparation

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Commenter cet article

tinkiett 05/09/2010 14:31


Tout ça est bien sympathique, mais dans un ordre aléatoire... mais il y a une chose qui est claire, c'est qu'on a un pal fou a faire naviguer un bateau, et ça n'a rien a voir avec le vent... On
passe du temps a vidanger le moteur, a nettoyer le filtre a eau, a revoir les épissures entre la chaine et l'ancre parce que ça passe moyen dans le davier d'étrave (d'ailleurs, sur GU BRAGH c'est
bien pire que sur TAYO de ce coté là) et j'en passe, et des meilleures... ma foi, peut-être un de ces quatre on pourra aller sur l'eau en pensant uniquement à la manœuvre, mais ça m'a l'air
tellement loin...


gu-bragh-stories.over-blog.com 05/09/2010 16:19



Avec un bateau de cet âge, c'est normal qu'on ai à bricoler un peu avant de prendre le large, ceci dit on en a bien profité tout de même et on a encore de beaux jours devant
nous, indécrottable pessimiste que tu es.